Le vrai sujet : votre taux de remplacement
Pour un travailleur non salarié, la retraite obligatoire (régime de base + complémentaire) remplace une fraction souvent modeste du revenu d’activité — d’autant plus faible que vos revenus sont élevés, les régimes étant plafonnés. Un dirigeant qui vit avec 8 000 € par mois ne peut pas compter sur ses seuls régimes obligatoires pour maintenir son niveau de vie.
Le PER individuel est la réponse la plus directe : vous capitalisez pour vous-même, dans une enveloppe que l’État subventionne par la déduction fiscale.
Un plafond de déduction plus généreux que celui des salariés
Le régime des TNS est l’un des plus favorables du code général des impôts :
- 10 % du bénéfice imposable de l’année précédente, retenu dans la limite de 8 PASS
- + 15 % sur la fraction du bénéfice comprise entre 1 et 8 PASS
- 4 710 € minimum (10 % du PASS 2026), même en cas d’année difficile
- Report des plafonds non utilisés des trois dernières années
Pour les très hauts revenus, le plafond théorique atteint 87 135 € de versement déductible en 2026. À TMI 45 %, c’est jusqu’à 39 210 € d’impôt effacé en une année.
Le statut TNS coûte souvent en protection sociale ce qu’il rend en capacité de défiscalisation. Encore faut-il l’utiliser.
Gérant majoritaire : l’arbitrage à trois variables
Pour un gérant majoritaire de SARL ou un dirigeant de société soumise à l’impôt sur les sociétés, le versement PER s’inscrit dans une équation plus large : rémunération de gérance, dividendes, versement retraite.
Ce que change le PER
La rémunération supporte cotisations sociales et impôt sur le revenu, mais ouvre des droits (retraite, prévoyance) et le plafond PER. Les dividendes subissent le PFU et, au-delà de 10 % du capital, des cotisations sociales pour le gérant majoritaire. Le versement PER, lui, se déduit du revenu imposable.
L’optimum se calcule au cas par cas, en coordination avec votre expert-comptable. C’est typiquement le genre d’arbitrage que nous chiffrons lors de l’étude patrimoniale initiale.
Madelin, article 83, PERP : faire le ménage
La plupart des TNS que nous rencontrons détiennent un ou plusieurs anciens contrats : Madelin souscrit dans les années 2000, article 83 d’un ancien statut salarié, PERP oublié. Le PER permet de tout regrouper.
Les bonnes raisons de transférer
- Sortie en capital à 100 %, impossible sur un Madelin
- Frais souvent réduits sur les PER récents bien négociés
- Lisibilité : un seul contrat, une seule allocation, un seul interlocuteur
Les cas où l’on conserve
Certains contrats anciens embarquent des avantages devenus introuvables : taux technique garanti, table de mortalité figée favorable pour la rente. Les transférer serait détruire de la valeur. Notre audit tranche contrat par contrat, chiffres à l’appui.
Notre accompagnement TNS
- Audit : revenus, statut social, contrats existants, plafonds disponibles reports inclus
- Stratégie : montant de versement optimal, articulation avec la rémunération et les dividendes
- Sélection : contrats PER pré-négociés auprès de nos partenaires assureurs, sans frais d’entrée
- Pilotage : point annuel en novembre, avant la clôture fiscale, pour caler le versement de l’année
Le premier rendez-vous est gratuit et sans engagement : trente minutes pour mesurer votre marge d’optimisation.