L’impôt se pilote, il ne se subit pas
Pour un foyer en tranche marginale à 41 % ou 45 %, l’impôt sur le revenu est souvent le premier poste de dépense annuel. C’est aussi le plus optimisable — légalement, avec des dispositifs voulus par le législateur pour orienter l’épargne vers l’économie productive, le logement ou l’outre-mer.
La hiérarchie des leviers
Notre approche est toujours la même : commencer par les leviers sans risque et sans plafond — le PER en tête, dont les versements se déduisent du revenu imposable — puis, si l’imposition résiduelle le justifie, mobiliser les réductions d’impôt : Girardin industriel pour un effet immédiat « one shot », loi Malraux pour adosser la réduction à un actif immobilier de caractère.
Le Girardin industriel : l’outil des TMI élevées
En finançant du matériel industriel exploité en outre-mer, vous obtenez l’année suivante une réduction d’impôt supérieure à votre versement. C’est un pur produit fiscal — sans espérance de gain autre que la réduction — dont toute la valeur repose sur la solidité juridique du montage et de l’opérateur.
L’immobilier fiscal : Malraux et Monuments Historiques
Pour adosser l’avantage fiscal à un actif réel, la loi Malraux (réduction d’impôt hors plafonnement de droit commun) et le régime des Monuments Historiques (déduction du revenu global, sans plafond) restent les deux outils de référence — exigeants, et réservés aux situations qui les justifient.
Un calibrage au cordeau
Plafond des niches à 10 000 €, articulation avec le plafonnement du quotient familial, revenus exceptionnels, année de cession : chaque situation exige un calibrage précis. Nous simulons l’ensemble avant toute souscription — et nous vous déconseillons une opération chaque fois que les chiffres ne la justifient pas.