Un dispositif à part : le produit fiscal pur
La plupart des solutions de défiscalisation associent un avantage fiscal à un actif (immobilier, parts de fonds). Le Girardin industriel, lui, ne vous laisse aucun actif : vous apportez des fonds perdus au financement de matériel productif exploité en outre-mer — engins de chantier, équipements agricoles, matériel industriel — et vous recevez en contrepartie une réduction d’impôt supérieure à votre apport, imputable dès l’année suivante.
C’est l’application de l’article 199 undecies B du CGI : l’État délègue aux contribuables le financement du développement économique ultramarin, et les rémunère en impôt.
La mécanique d’une opération
- Une société de portage (généralement une SNC) achète le matériel, financé par les apports des investisseurs et un crédit bancaire
- Le matériel est loué pendant cinq ans à une entreprise ultramarine à des conditions avantageuses
- Les investisseurs perçoivent la réduction d’impôt calculée sur l’investissement total, l’année suivant leur versement
- Au terme des cinq ans, le matériel est cédé à l’exploitant pour un montant symbolique ; la société de portage est dissoute
Votre gain est l’écart entre l’apport et la réduction : sur les opérations que nous référençons, il se situe généralement entre 10 et 15 % du versement — un « rendement » acquis en un an, non fiscalisé puisqu’il s’agit d’une économie d’impôt.
Le Girardin ne s’évalue pas au rendement affiché, mais à la probabilité que la réduction résiste à un contrôle dans cinq ans.
Le vrai sujet : la sécurité du montage
La réduction est conditionnée au bon déroulement de l’opération pendant toute la durée d’exploitation. Les points de défaillance possibles sont connus : matériel non livré ou surfacturé, exploitant qui cesse son activité, montage juridiquement fragile.
Les opérateurs sérieux y répondent par un faisceau de protections :
- Garantie de bonne fin financière et fiscale, couvrant la reprise éventuelle de l’avantage
- Assurances spécifiques (responsabilité, défaillance de l’exploitant)
- Mutualisation : votre versement réparti sur de nombreux dossiers d’exploitants plutôt qu’un seul
- Track record : des années de campagnes sans redressement des investisseurs
Notre due diligence porte précisément sur ces points, documents contractuels à l’appui. Nous écartons chaque année des opérateurs dont les promesses de rendement ne sont pas soutenues par la structure juridique.
Pour qui, pour combien
Le Girardin s’adresse aux foyers dont l’impôt sur le revenu est élevé et prévisible — typiquement 10 000 € et plus. Le dimensionnement se fait à rebours : on estime l’impôt de l’année, on retranche les autres réductions, et on calibre le versement Girardin pour consommer l’espace disponible sous le plafond outre-mer de 18 000 €.
C’est aussi un excellent complément du PER : le PER agit par déduction du revenu (efficacité liée à la TMI), le Girardin par réduction directe de l’impôt. Les deux se cumulent sans se cannibaliser.
La mécanique sur un exemple
Un contribuable doit 25 000 € d’impôt sur le revenu. En novembre, il apporte 22 500 € à une opération de Girardin industriel (hypothèse de travail : un « rendement fiscal » de 10 %, dans la fourchette généralement constatée selon les opérateurs — les taux les plus favorables se réservent en début d’année). L’été suivant, sa réduction d’impôt de 25 000 € s’impute en une fois : il a décaissé 22 500 € pour effacer 25 000 € d’impôt, soit 2 500 € d’économie nette. L’apport est à fonds perdus — ni capital récupéré, ni revenus : tout l’intérêt tient dans l’écart entre l’apport et la réduction.
Deux garde-fous dimensionnent l’opération : le plafond spécifique outre-mer de 18 000 € — dont le Girardin n’occupe qu’une fraction grâce au mécanisme de rétrocession, ce qui autorise en pratique des réductions sensiblement supérieures — et surtout la solidité de l’opérateur, condition de la sécurité fiscale du montage.
Résultats indicatifs, à confirmer avec un conseiller : le taux réel dépend de chaque opération, et un risque de reprise de l’avantage existe si les conditions d’exploitation ne sont pas tenues dans la durée.
Notre accompagnement
- Estimation de votre impôt de l’année et de l’espace disponible sous plafonds
- Sélection de l’opérateur et de l’opération (due diligence complète, garanties vérifiées)
- Calibrage du versement, en articulation avec le PER et vos autres dispositifs
- Suivi : attestations fiscales, accompagnement en cas de demande de l’administration
Le calendrier compte : parlons-en dès le premier trimestre pour sécuriser les meilleures opérations de l’année.