Le LMNP en quatre rappels
La location meublée relève des bénéfices industriels et commerciaux (BIC), pas des revenus fonciers. Le statut reste « non professionnel » tant que vos recettes meublées demeurent sous 23 000 € par an ou sous les autres revenus d'activité du foyer — au-delà, vous basculez en LMP, avec un régime social et fiscal différent.
Micro-BIC : la simplicité forfaitaire
Aucune comptabilité : l'administration applique un abattement forfaitaire de 50 % sur vos recettes (30 % pour un meublé de tourisme non classé), et vous êtes imposé sur le solde à votre TMI plus 17,2 % de prélèvements sociaux. Simple — mais souvent sous-optimal dès que le bien est financé à crédit.
Régime réel : la puissance de l'amortissement
Vous déduisez vos charges réelles (taxe foncière, copropriété, assurance, gestion, intérêts d'emprunt) et l'amortissement comptable du bâti et du mobilier. Dans la plupart des dossiers, le résultat imposable tombe à zéro pendant dix à quinze ans : vous encaissez des loyers, l'administration ne voit pas de bénéfice. En contrepartie : une comptabilité d'engagement, donc un expert-comptable (dont les honoraires sont eux-mêmes déductibles).
Le choix engage
L'option pour le réel est prise pour deux ans minimum, reconductible tacitement. Et depuis les textes récents, les amortissements pratiqués sont réintégrés dans le calcul de la plus-value à la revente pour une partie des cessions : l'équation complète — détention, revente, transmission — mérite une étude avant l'achat, pas après. C'est précisément ce que nous chiffrons sur notre page LMNP.